Sophie Delila, Bloc Party, Anastacia
zik 4 next week Où l'on explique pourquoi le dernier Anastacia sent autant le réchauffé qu'un plat de coquillettes sous cellophane. Où l'on vous dit pourquoi les anglais de Bloc Party ne font pas le grand retour que l'on attendait. Et où StreetReporters a rencontré Sophie Delila, la française qui sort Hooked; et qui vaut le détour.|
Sophie Delila / Hooked
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Voici une nouvelle twentysomething française, Sophie Delila, qui sort Hooked, son premier album distribué par un label (après un premier projet qu'elle avait autoproduit). Un projet entièrement interprété en anglais, sur une musique aux accents soul. Delila, expatriée un temps à New York (admise à Berklee), puis à Londres, est à première vue un énième projet aux couleurs rétro, mouvement redondant depuis deux ans. Mais Hooked est un album réussi, et ce pour plusieurs raisons : il y a tout d'abord une unité thématique et musicale très appréciable, et une tracklist qui évite les pièges d'une linéarité mélodique souvent inhérente à un premier projet. De plus, elle évolue dans un registre musical qui assume une certaine pop-isation des relents souls employés (au niveau des arrangements vocaux notamment) et qui affiche clairement qu'elle n'a pas pour vocation d'être la prochaine Winehouse ou Erykah Badu. On aime par exemple Hey Mister, This Town ou Nature Of The Crime pour les plus punchy, ou encore Another World côté ballade, où l'intéressée chante judicieusement et nous épargne le mode oversinging. Peut-être regrettons-nous un peu plus de failles dans un opus certes travaillé, mais qui rend une copie d'évidence un peu trop propre, voire prévisible, particulièrement concernant la production, qui manque peut-être d'assurance et de personnalité. Hooked est donc un album à découvrir, qui montre qu'on peut-être mainstream et pertinent. Des promesses qu'on espère voir transformées dans les prochaines initiatives de Sophie Delila, et qui constituent une mise en bouche d'une carrière qu'on imagine évoluer dans le bon sens. |
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Bloc Party / Intimacy
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Force est de constater que les Anglais de Bloc Party sont toujours aussi productifs : Intimacy est leur troisième album en autant d'années depuis 2006. L'occasion de découvrir à quelle sauce leur registre indie rock habituel va cette fois se mêler. Après le succès de Silent Alarm, sorti en 2005, le quatuor britannique avait un peu déçu avec A Weekend In The City. Intimacy est, de son côté, un projet mi-figue mi raisin. Certes, on y trouve une ambiance à la fois éthérée (avec des sonorités électroniques bien plus présentes que dans le passé) et tapageuse (retour aux accents rock un peu délaissés dans le second album), grâce à une production honnête et constante. Mais la qualité inégale des morceaux d'Intimacy empêche de s'y plonger complètement. On apprécie par exemple la triplette Signs, One Month Off et Zephyrus, un bon moment trop court qui ne compense pas une ouverture d'album peu surprenante, qui a recourt à des trames mélodiques sans effets de rupture. Enfin, on a du mal à trouver un véritable fil rouge thématique, outre le côté apitoyant du chanteur principal Kele Okereke. En bref, un album qui s'écoute mais qui déçoit. Un peu brouillon, Intimacy n'est pas encore le chef d'oeuvre attendu depuis leur révélation il y a de ça 3 ans. Un disque qui ne manque pas d'implication mais d'intensité, comme si les membres de Bloc Party distillaient une musique à courant alternatif. |
Une ambiance à la fois et tapageuse mais la qualité inégale des morceaux empêche de s'y plonger complètement
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Anastacia / Heavy Rotation
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Après moult tubes depuis son émergence en 2001 (l'incontournable I'm Outta Love par exemple), l'américaine Anastacia propose aujourd'hui Heavy Rotation, son quatrième opus studio. Cette toute jeune quadragénaire est donc prête à envahir de nouveau les ondes. Dotée d'une voix au timbre très identifiable (on l'a surnomme souvent "la blanche avec une voix de noire"), et évoluant dans un registre de variété internationale, Anastacia réalise malheureusement là son plus mauvais projet. Il n'y a visiblement aucune cohérence dans cet opus qui enchaîne des titres qui n'ont absolument aucun lien entre eux, que ce soit au niveau des sujets abordés ou de la musique en elle-même. Même si cela a toujours été le principal défaut de la chanteuse, cela se voit ici comme le nez au milieu de la figure, en raison de morceaux moins tubesques. Signe de cette efficacité en berne, des couplets plus réussis que les refrains (victimes d'arrangements vocaux qui lissent la voix atypique d'Anastacia. Ajoutons que faire chanter une interprète au potentiel aussi groovy sur une musique dance comme le titre Heavy Rotation est carrément criminel. On espère qu'Anastacia se penchera à l'avenir sur une musique plus organique, plus authentique, plus jouissive aussi, car une galette comme Heavy Rotation sent surtout autant le réchauffé qu'un plat de coquillettes sous cellophane. > Poster sur Facebook > |
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Matthieu Barbarin











21.11.2008 / 17h15
Oulà... j'étais étonné de la note d'Anastacia alors je viens d'écouter son nouvel album en entier et c'est vrai qu'est-ce qu'on se fait chier en l'écoutant... c'est con je l'aime bien normalement, mais là cet album est vraiment nul
20.11.2008 / 17h59
putain, anastacia s'est ps de la daube !
18.11.2008 / 10h26
pas d'accord pour dire qu'anastacia c ps bien. Elle a une vraie personnalité
17.11.2008 / 21h46
Anastacia passe presqu'inaperçue c peut-être une volonté délibérée de votre part
17.11.2008 / 14h26
Bernard
Sophie Delila les homies ! Une voix, (un vrai bonheur), un style (bon c trés bien expliqué ds l'article) et, j'ai envie de dire, une impression de bonheur de vivre, elle rayonne. D'accord avec les 4/5 que lui donne l'auteur. Elle les mérite.