17.11.2008
Derniers commentaires : 17.11.2008 / 14h14 C koi independant ? ds la musique on dit tjrs "... voir

La mort des disquaires independants

Vidéo Depuis 1995, la crise du disque a frappé très violemment les disquaires indépendants. Leur nombre en France a été tout simplement divisé par 10, passant de 5.000 à 500. A l’automne dernier, le disquaire Hardscape a rejoint, à son tour, la cohorte des disquaires obligés de mettre la clef sous la porte.

Aujourd’hui, seuls subsistent, tant bien que mal, les grands distributeurs comme la FNAC et Virgin. Cette concentration a des effets douloureux sur toute l’industrie du disque. C’est d’abord un sale coup porté à la diversité de la production musicale. Car les grands producteurs et distributeurs refusent de prendre des risques sur des nouveaux artistes dont ils ne sont pas sûrs de la rentabilité. Et, dans le même temps, les petits producteurs de musique ne peuvent plus, non plus, produire beaucoup car ils n’ont aucune certitude de pouvoir écouler leurs stocks même quand ceux-ci ne sont pas très importants. En 2003, par exemple, une compilation techno était facilement vendue entre 5.000 et 7.000 exemplaires, en France. Aujourd’hui, lorsque 500 unités sont écoulées, c’est déjà le paradis. La faute au piratage et à l’échange de fichiers gratuits, bien-sûr. Et la conséquence bien connue, c’est que les artistes indépendants dans des secteurs comme le rap, la techno, l’électro, le rock, etc, ne peuvent plus vivre de leur musique. Ils sont obligés de travailler en parallèle, contraints de devenir des artistes du dimanche. Et nombre d’entre eux, écœurés, sont tentés d’abandonner.

Certes, tout le monde souffre de cette nouvelle économie de la gratuité : Renaud, Johnny, Eddy, et les autres… Mais ceux-là ont fait leur beurre pendant de longues années. En revanche, que les jeunes artistes des nouvelles scènes ne puissent plus produire, pose un vrai problème. Et c’est tout un système devenu dingue qui concourt à un appauvrissement général de l’offre musicale.

Comment répondre à ce problème ? Certains proposent la licence globale : une taxe prélevée chez tous les abonnés qui permettrait de redistribuer à tous les artistes un peu d’argent pour qu’ils puissent continuer à créer, produire et nous faire voyager. Pourtant, les pouvoirs publics rejettent cette idée. Manque de courage évident pour affronter les grands groupes en position de quasi-monopole. Mais il faudra bien trouver une vraie solution si on ne veut pas que demain nous soyons tous contraints d’écouter la même soupe.

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«Un disquaire, c’est aussi un lieu où tu pouvais rencontrer des gens»
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29.11.2008 / 15h07


Soutenez les petits groupes

Il est important aujourd'hui de continuer d'acheter des galettes de groupe qui n'ont pas le soutient de grandes majors, ou même quelques titres sur des plate-forme de téléchargements. Le risque est à mon avis bien réel : si les groupes naissants ne peuvent plus être produits et largement diffusés, les majors ne feront que lancer des groupes à succès garanti, adieu la diversité.. Et ce sont ces mêmes auditeurs qui piratent les petits groupes aujourd'hui qui demain s'en mordront la queue...

19.11.2008 / 17h40


Tu as raison Cécile ce n'est pas triste... c'est juste une mutation!! Y a des nuages sur la plage, et continue de muter dans l'inframonde...

17.11.2008 / 17h44


Qd on voit la différence entre une brasserie parisienne et un cyber café, on se demande ce que seront les disquaires de demain. Ca fait peur

17.11.2008 / 15h37


un beau disquaire, c comme un beau marchant de jouets, un bazar où on entre avec plaisir. Good Luck !

17.11.2008 / 15h33


Espérons que Noël remontera le chiffre d'affaires de certains "indés". C'est vrai qu'acheter un CD aujourd'hui relève du luxe...

17.11.2008 / 14h14


C koi independant ? ds la musique on dit tjrs "indépendant" pour dire "libre". Mais les artistes qui ne sont pas regroupés en maison de disques sont les plus fragiles et les moins libres.

17.11.2008 / 11h51


je télécharge en pensant ke c la life et voila. Mais c peut-être aussi barj' que l'époque où je triais ps les déchets (maintenant je trie !)


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