08.02.2008
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DEBOULONNEURS DE PUB

Impossible de vivre sans publicité ? Bien sûr que non. Ben si, répond le collectif des déboulonneurs. Celine Leray les a retrouvés mercredi 6 février devant la Cour d’appel de Paris.

« C’est elle qui a commencé… la publicité ! » dit Yvan Gradis, écrivain et anti-pub. 36 fois il a barbouillé et 23 fois il a été conduit au poste de police. Mercredi dernier, c’était son procès et celui de six autres déboulonneurs. Interpellés le 28 octobre 2006 par la police près de la gare de d’Austerlitz, ils bombaient des slogans : « anesthésie mentale » ou « marre de la pub » sur des panneaux lumineux.

C’est quoi les déboulonneurs ? Des militants qui se disent révoltés par l’invasion et l’omniprésence de la publicité. Selon eux, la pub est créatrice de besoins et donc de surconsommation. Ils dénoncent les méfaits sur l’environnement, sur la santé et le comportement. Leur passe-temps favori (on l’aura compris) est de barbouiller des affiches publicitaires. Leur particularité : le déboulonnage des mobiliers urbains d’où le nom du collectif.

Et ils présentent une revendication claire et atteignable : un cadre juridique plus précis et la réduction de format des affiches à 50X70 cm. « Je ne suis pas contre toutes les publicités. Je suis moi-même commercial mais je ne supporte pas la publicité de la rue : celle qu’on subit. Facile d’éviter la pub des radios et des tv. En revanche, plus dur de contourner les affiches ! », explique Alexandre Baret, un des militants. Pour lui, le Bureau de Vérification de la Publicité n’est pas efficace. Cette instance peut en effet émettre des avis sur la diffusion ou non d’une pub mais elle ne peut pas interdire directement le lancement d’une campagne.  

Au derniers procès, les déboulonneurs ont été condamnés à 1 euro chacun. Le parquet a fait appel de la décision et demandé une amende de 45 à 300 euros, suivant le revenu des sept déboulonneurs. L’arrêt sera rendu le 5 mars.

Sujet: Celine Leray
Les déboulonneurs en action à Amiens
--LIGNE BLANCHE--10 PIX ----------------
Alexandre Baret : «En déboulonnant on… transgresse la loi»

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28.02.2008 / 21h32


individualisme

Ma réaction ira davantage à Rémy, qui a la chance de se sentir protégé contre l'agression insidieuse que la publicité représente... Des tas de gens affaiblis par le manque de temps, de moyens, aux capacités d'analyse réduite à leur environnement glauque ne peuvent se prémunir des appels à la consommation, au sexisme, au bonheur à tout prix, au modèle de réussite individuelle et libérale ! Le bonheur n'est pas dans le prêt... Plus, toujours plus...Un plus offert pour deux plus achetés... Consommation = indice de bonheur absolu ?
De plus, si on peut envisager une forme d'esthétisme publicitaire çà n'est malheureusement pas le cas de la plupart de ces affichages immondes qui détruisent l'entrée des villes et défigurent les campagnes...
Quant à ne rien avoir d'autre à faire ? Rien n'est plus simple que de regarder les autres se battre en se fendant la gueule.. Bien plus confortable en effet !

11.02.2008 / 14h00


Des boulets

Je pense qu'il faut être crédule, voire faible pour se laisser menacer par la pub. Si elle te fait peur c'est peut être parce que tu te sens influençable. Faut la prendre comme un spectacle, l'analyser, en rire, parfois s'en méfier, mais de la à flipper à ce point. Ca sent les gens qui ont que ça à foutre.

09.02.2008 / 11h36


en fait,ils déboulonnent les vis du mobilier publicitaire... ils enlèvent les pubs du mobilier et les retournent symboliquement !

08.02.2008 / 21h18


precision

ils ne déboulonnent pas le mobilier urbain ! ils veulent juste faire descendre la pub de son piédestal, c'est un déboulonnage symbolique…


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